samedi 29 octobre 2011

Appel à communications Colloque Traces du végétal


 Le programme HortiComBio participe au colloque pluridisciplinaire organisé dans le cadre du programme Confluences (Axe Cultures du végétal) de la Maison des sciences humaines de l’Université d'Angers avec la participation des laboratoires CERHIO (UMR CNRS 6258), CERIEC (EA 922), ESO (UMR CNRS 6590).
Appel à contributions
 Date limite : 15 janvier 2012

Colloque Traces du végétal
Université d'Angers – les 13, 14, 15 juin 2012

 
Donnée première de l'environnement de l'homme, le végétal est aussi un objet scientifique intéressant de multiples disciplines. Tout naturellement, c'est du côté des sciences de la vie qu'on aurait tendance à définir sa pertinence, mais plusieurs travaux entrepris depuis quelques années en sciences humaines, dans les arts, les langues et les littératures se sont également saisis de cet objet assez longtemps négligé dans ces domaines. Bénéficiant de l'intérêt pour les approches pluridisciplinaires, un tel objet semble devoir appeler un croisement plus systématique des méthodes de chacun. Pour autant, il demeure une composante circonscrite dans chacune de ces disciplines : aussi a-t-il paru légitime, pour ce colloque de Lettres et Sciences humaines, d'aborder le végétal en tant que trace.

La notion de trace ouvre à une certaine diversité : elle est une marque bien identifiable de quelque chose d'absent, mais peut alors se décliner soit comme une présence très réduite de quelque chose qui a largement, mais pas complètement, disparu, soit comme une représentation de cette absence. Elle correspond ainsi à une forme de présence réelle, mais aussi à une présence symbolique par la représentation ou par le souvenir d'un passé. Mémoire de quelque chose qui a existé, elle revêt une dimension culturelle qui se révèle aussi marquante pour l'avenir. Ainsi la trace peut-elle aussi être comprise comme un signe qui se livre à l'interprétation : à partir d'elle, plusieurs voies interprétatives se dessinent, celle des retrouvailles avec un passé que l'on voudrait reconstituer au plus près, mais aussi celle, moins uniforme, d'une disparition progressive et partielle de ce passé. L'important ne réside pas seulement ici dans ce qui a vraiment existé autrefois, mais aussi dans ce qui a disparu ou s'est modifié au fil d'une histoire du vivant, de la mémoire et de la culture. On n'omettra pas un dernier sens du mot interprétation qui pourrait se déployer à propos des traces du végétal, celle de l'interprétation en tant que création qui s'appuie sur un passé pour produire du nouveau. Enfin, en tant que représentation, la trace est porteuse d'une altérité dans la conception comme dans le regard : image d'autrefois, elle est aussi marquée par un déplacement qui est comme un ailleurs.