vendredi 5 février 2016

La rose, reine des Jardins - journée SNHF à Rouen

© Amis des Fleurs - Rouen
Une journée de conférences et d'échanges est organisée à Rouen le 11 février 2016 par la Société Nationale d'Horticulture de France, en partenariat avec avec la Société Centrale d’Horticulture de Seine-Maritime-Les Amis des fleurs et le Conseil Départemental de Seine-Maritime.

Programme et inscriptions sur le site de la SNHF

Conférence introductive par Cristiana Oghina-Pavie.

Traces du végétal


Isabelle Trivisani Morau, Nuscia Taibi, Cristiana Oghina-Pavie (coord.), Traces du végétal, Presses Universitaires de Rennes, coll. "Nouvelles recherches sur l'imaginaire - 37", Rennes, 2015, 296p.


Donnée première de l’environnement de l’homme, le végétal est aussi un objet scientifique intéressant de multiples disciplines. Tout naturellement, c’est du côté des sciences de la vie qu’on aurait tendance à définir sa pertinence, mais l’intérêt pour le végétal ne tient pas seulement aux plantes pour elles seules, il se nourrit aussi du modèle du vivant qu’il constitue ainsi que des liens, de diverses natures, qu’il peut entretenir avec les hommes, dans des situations d’usages aussi bien concrets et quotidiens (alimentation, médecine, chauffage, bâti, véhicules, outils…) qu’esthétiques ou symboliques. Malgré une appartenance presque « naturelle » au domaine des sciences naturelles, le végétal et son inscription dans le temps, dans l’espace et dans l’imaginaire intéressent en égale mesure la littérature, les sciences humaines et sociales et l’art.
Ainsi nous a-t-il paru fécond d’aborder pour cet ouvrage le végétal en tant que trace, notion qui ouvre à une certaine diversité : marque d’une absence, d’un passé largement, mais pas complètement disparu, elle correspond à une forme de présence réelle mais aussi à une dimension symbolique que sa représentation peut construire et entretenir. Produite par un émetteur, de façon volontaire ou pas, elle devient signe pour le récepteur qui l’observe et l’engage dans un processus interprétatif avec la marge d’erreur, de conjecture ou encore de liberté que cela comporte. Selon des méthodes propres à chaque discipline, la géographie, l’histoire, la littérature, l’histoire de l’art, la psychologie interrogent la signification des traces végétales sous des angles qui leurs sont propres mais, circonscrites dans chaque discipline, ces approches se rencontrent dans la  négociation continuelle qu’elles portent avec la nature vivante du végétal. Les contributions réunies dans ce volume abordent le végétal comme un indice, puis le suivent dans d’autres usages, celui d’une création s’appuyant sur la connaissance du végétal vivant comme celui des détournements auxquels il invite. 

Ce dialogue entre les disciplines, particulièrement fécond quand il s’intéresse à un objet aussi complexe que le végétal, a incité la Structure fédérative de recherches Confluences de l’Université d’Angers à créer un axe intitulé « Cultures du végétal », dirigé par les trois coordinatrices de ce volume, organisatrices du colloque "Traces du végétal", organisé en 2012, qui a donné naissance à ce livre. 
Présentation du livre sur le site de l'Université d'Angers.